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L'origine du nom de notre commune est incertaine,
au fil des années on trouve les appellations :
Rimaco, Baneia, Berus, Biaurain, Biaurin, Pulcher-Ramus, Bellus-Ramus
Suivant les auteurs l'étymologie diffèrent :
- du gaulois bel et rin, cours d'eau rivière
- du celte (J-F d'Envieu) : bail, ball =fortification et rann, rinn, roinn, reun, run = montagne
- du latin beau rameau, beau bois, belle ramure, beau bosquet


On notera un homonyme Beaurains commune du Nord près de Cambrai.


Près de la chapelle sainte Geneviève ont été découvertes des poteries romaines.

Mais c'est au moyen-age que Belrain se développe avec la construction d'une forteresse
féodale (1076) au XI ème siècle par un chef de l'armée barroise ; elle est destinée à la défense du Comte de Bar.
Le château disparaît en 1297 (?) suite aux assauts menés par la Comtesse de Champagne.

Belrain est également chef lieu d'un doyenné, comptant 15 cures dépendant de l'archidiaconat de Ligny, diocèse de Toul
Hermitage

Homme célèbre :
dom Berthelet (1680-1754) né à Belrain, savant bénédictin
1709 Triste avanture qui doit estre insérée dans les annalles. arrivée en lan de grace mil sept cens neuf.

En lannée mil sept cens et neuf, il y eut un hiver qui na peut estre jamais eu son pareil, jusque la veille des roys sixième janvier, il ny avoit encor presque point eu de froidure, mais le iour mesme des roys il fit subitement une gelée si considerable, que tout estoit en glace, la froidure augmenta tellement pendant lespace de six semaines, que personne ne pouvoit mettre le nez hors du logis ; les animeaux domestiques mouroient come mouches, on trouvoit des personnes mortes dans leurs lits de froidure, le vin le meilleur restoit qu une glace dans les meilleurs caves, les chaines les noyers et autres gros arbres se fendoient dune violence si considerable que vous eussiez dit estre des coups de canons, les oyseaux liepvres sangliers perderis et autres animaux sauvages moururent dune si grande force q’ua peine en restatil pour repeupler ; Tous les gros et meilleurs arbres moururent en sorte quil nan resta que quelques jeunes, une partie parurent encor jaillir leurs freles fleurs et fruits au printemps et tout a coup on les voyoit jaunir et mourir, les bleds furent gellez tout a fait en sorte quil fallut tout resemer en orge et dieu voulut que lannée precedente les orges avoient assé
bien reussy ce qui facilita laditte resemaille, et il y eut une si grande abondance d’orge dans les … ou les bleds furent gellez que ce fut un miracle evident ; outre que les dits orges furent de si bonne qualita que le pain ressembloit au pain de veritable froment, une partie des septs de vignes moururent , l’autre partie ne jetta qu’ala seconde fleur, on ne vit jamais raisin laditte année, on fut obligé de resemer du vieu bled, et dieu le bennit tellement qu’on ne vit jamais les plus beaux bleds ny mieux avenut, deux gerbes faisaient le boisseau mesure de condé.

Croyez en lécrivain qui en a ressenti luymesme les tristes effets en foy de quoy il a signé Jean Boivin Curé de Belrain.
1713-1714 Epizootie des bêtes à cornes.

En mil sept cens treize et quatorze la mortalité se mit aux bestes a corne, il nen resta a Belrain qu’une dizaine.


J. N. VOIRIN, curé de Belrain (d'après j.marchal/anecdotes)
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1914-1918 Aérodrome militaire américain
1973 (Commune rattachée à Villotte-sur-Aire du 1 janvier 1973 au 1 janvier 1988)

Nom de la commune en patois : "Bérain" - Surnoms des habitants en patois : "Ganelons" (Traîtes en français).