La commune de Belrain est alimentée en eau potable par le Syndicat de Germain Guerard.
Hydrographie
Le village est situé sur les masses d'eau :
- ruisseau de Belrain - masse d'eau de surface n° FRHR195A-H1104500
- Calcaires Tithonien entre Ornain et limite du district - masse d'eau souterraine n° FRH302
- Calcaires Kimméridgien-Oxfordien karstique - masse d'eau souterraine n° FRH305
Le ruisseau de Belrain s'écoule suivant un axe Sud/Nord. Il prend sa source à Levoncourt et Il conflue dans le ruisseau de l'Aire au niveau du village de Nicey-sur-Aire après un parcours de 8,1 km.
Plusieurs sources sont localisées sur le versant gauche du ruisseau de Belrain, sur le coteau au dessus de la RD n° 221. L'une d'entre elles est captée par le réseau pluvial, ancienne fontaine face à l'église.
La commune compte un lavoir en face de la Mairie.
Hydrographie
Le village est situé sur les masses d'eau :
- ruisseau de Belrain - masse d'eau de surface n° FRHR195A-H1104500
- Calcaires Tithonien entre Ornain et limite du district - masse d'eau souterraine n° FRH302
- Calcaires Kimméridgien-Oxfordien karstique - masse d'eau souterraine n° FRH305
Le ruisseau de Belrain s'écoule suivant un axe Sud/Nord. Il prend sa source à Levoncourt et Il conflue dans le ruisseau de l'Aire au niveau du village de Nicey-sur-Aire après un parcours de 8,1 km.
Plusieurs sources sont localisées sur le versant gauche du ruisseau de Belrain, sur le coteau au dessus de la RD n° 221. L'une d'entre elles est captée par le réseau pluvial, ancienne fontaine face à l'église.
La commune compte un lavoir en face de la Mairie.
Paysages - Belrain, voyage au centre de la Meuse
Pour le voyageur qui transite en Meuse par le filet de l’autoroute A4, la traversée du département d’ouest en est dévoile la litanie des côtes (les cuestas » du géomorphologue) qui, de l’Argonne aux Côtes de Meuse, rythment nos paysages lorrains. Entre ces deux barrières majeures, clairement soulignées par la topographie et désignées par l’histoire récente dans la lutte pour les observatoires des Eparges et de Vauquois, s’intercale une troisième et discrète césure, prenant en écharpe le département : c’est la côte des Bars qui, avec la Cote 304, porte elle aussi une part des lieux de douleurs. Avec un peu d’attention et de curiosité, on la suit, modeste mais régulière, de Septsarges à Gondrecourt-le-Château. Et c’est à mi-chemin de ce tracé de près de 100 kilomètres, à Belrain, non loin de Pierrefitte-sur-Aire, que nous posons le regard du géographe.
Une côte, trois unités de paysage.
La vue aérienne, regardant vers le nord-ouest, traduit bien le caractère rythmé, en bandes parallèles, des paysages de la Côte des Bars. Etiré en oblique au centre de l’image, le front de la côte constitue, avec 60 mètres d’énergie, un relief d’ampleur modeste. Associée à un ourlet forestier épais et continu qui la signale nettement dans le paysage, la côte n’en constitue pas moins une véritable barrière que la route de Pierrefitte à Bar-le-Duc franchit par une longue rampe.
Sur la gauche s’étale le plateau, gradin désert perché à 340 m. d’altitude. Cette « Petite Montagne » se partage entre de grandes masses forestières (Bois de Belrain) et des terres de labours. Des affleurements blanchâtres trahissent la nature calcaire de cet entablement, épais de cinquante mètres, d’où l’on a longtemps extrait des matériaux de construction et d’empierrement des chemins.
A droite se développe la dépression du ruisseau de Belrain ouvrant sur la vallée de l’Aire. Ses formes amples sont dominées par la silhouette massive de la butte de Frouvémont, largement boisée de résineux qui se démarquent des feuillus par leur teinte verte. Cet îlot, que son altitude (348 m) raccorde au plateau, constitue un témoin préservé de l’ancienne avancée de la « Côte ». C’est au pied de cette dernière qu’est abrité le village de Belrain, sa rue principale alignée sur le tracé rectiligne du relief.
Un pays transformé par le repli des campagnes.
Le survol rapproché du village, éclaté en trois îlots (à l’alignement principal s’associent l’écart du château (XVIIe s) et la chapelle Sainte-Geneviève qui a conservé l’enclos du cimetière), dévoile le visage d’un petit « pays » (…).
La côte, d’où suinte de nombreuses sources, est modestement valorisée. Le site défensif perché de la Bosse, importante motte féodal, est depuis longtemps rendu à la forêt. Le départ de la pente du talus, instable (l’histoire récente note des effondrements en 1810 et vers 1925), est précautionneusement déserté. Enfin l’arboriculture, traditionnelle sur les côtes lorraines, se réduit ici à de rares parcelles, auxquelles s’ajoutent des vergers-reliques en arrière des maisons. Le village présente des maisons lorraines traditionnelles, en moellon local et pierres de Savonnières. Etirées en profondeur, prolongées par le jardin, leurs couvertures de tuiles rondes (mais la tuile plate de réfection domine aujourd’hui) sont trouées par les flamandes. L’originalité vient de larges bâtiments agricoles aux toits de tôles (on peut signaler le silo particulièrement visible) qui se sont piqués au milieu des alignements de maisons au fur et à mesure que d’anciennes constructions ruinées s’effaçaient. Cette réaffectation massive d’emplacements libérés au cœur du village, favorisée par la concentration du bâti en un nombre limités de familles, révèle le repli des habitations dans ce village, épargné par les deux guerres, qui comptait 240 habitants en 1851 et 118 en 1914. En marge de ces réutilisations à usages agricoles (…) les trous provoqués par les démolitions servent à créer le jardin privatif qui manque à quelques maisons du centre. (…) Ailleurs, des bâtiments ruinés ont été dégagés, puis leur emplacement rendu à l’herbe ou laissé à la friche.
Entre abandon et revitalisation
(…) Enfin le village épargné par les guerres offre un bâti souvent ancien (XVIIIe et XIXe s.) (…)
La réponse de la communauté villageoise, avec peu de moyens et peu d’aides, est à la fois collective et individuelle. L’îlot de la vieille école, rénové, est loué à un couple ; quant à la salle d’école, devenue salle polyvalente, elle accueille les habitants « de 7 à 77 ans ». Ailleurs, ce sont des particuliers qui mettent à la vente des maisons à rénover, comptant sur l’attrait que Belrain et sa « Côte » pourraient exercer vis à vis d’étrangers en quête de quiétude et de charme aux portes du Barrois, pour une résidence toute l’année ou plus probablement en belle saison. Dans ces perspectives, nul doute que la venue dans un proche futur du TGC-Est, en mettant la gare meusienne à 10 minutes de Belrain, pourrait apparaître comme un ultime et salutaire levier pour qui saura le manœuvrer.
Airy Durup de Baleine
(Connaissance de la Meuse, avril 1997, n°44, p. 18-19, ill., Carte.)









